L’huile de palme dans les cosmétiques, à éviter ? 

L’huile de palme, à éviter ? 

Aujourd’hui, de plus en plus de consommateurs regardent et savent reconnaître certains composants problématiques dans les formulations des cosmétiques.

Les personnes avertis font attention à prendre des crèmes « sans parabens », « sans conservateurs, « sans silicone », etc.. mais sans aller plus en profondeur dans la composition. Les pro Marketing ont bien remarquer et pris en compte ce comportement, ils savent masqués des composants controversés derrière ces formules rassurantes.

Il y a également les consommateurs qui vont s’intéresser aux gammes de produits bio. Malgré leur certification, ces produits relèvent également quelques interrogations. Notamment celle de la présence d’huile de palme dans nos cosmétiques.

La problématique de cette huile est bien connue de tous. Sa production détruit la biodiversité et provoque des déforestations massives. Au delà de la problématique environnementale, ce marché mondial lucratif soutient des systèmes d’exploitation économique.

 

Pourquoi y a-t-il de l’huile de palme dans nos cosmétiques ? 

Elle est souvent utilisée comme matière première pour la saponification (fabrication de savon). On retrouve aussi beaucoup de composants annexes à base d’huile de palme.

L’huile pure est une huile végétale qui présente des avantages : nourrissante, émolliente et protectrice. Elle permet également (dans la saponification) d’assurer une consistance nécessaire.

Deux choix s’offrent à vous concernant ce composant :

  • Boycotter tous produits contenant de l’huile de palme (ce n’est pas une tâche évidente)
  • S’intéresser à la provenance de celle-ci (sujet complexe qui nécessite un regard plus approfondi)

Pour le deuxième cas, voici un aperçu des initiatives visant à faire évoluer la problématique autour de cette huile :

Certification RSPO ( Roundtable on Sustainable Palm Oil )

L’huile de palme certifiée RSPO est portée par le comité de développement durable de l’huile de palme.

Leurs missions :

  • Faire progresser la production, l’approvisionnement, le financement et l’utilisation de produits d’huile de palme durables
  • Surveiller et évaluer les impacts économiques, environnementaux et sociaux de l’absorption d’huile de palme durable sur le marché.

C’est une initiative positive mais qui a ses limites. Les pesticides restent autorisés et la problématique de l’exploitation économique et humaine n’est pas prise en compte de manière conséquente.

Initiative POIG ( Palm Oil Innovation Group )

Elle est composée de membres du RSPO et d’ONG comme WWF et Greenpeace. Elle rajoute des critères plus exigeants aux exigences de base du RSPO notamment pour la protection de l’environnement et de la production équitable.

Mais la production n’est toujours pas irréprochable et l’utilisation des pesticides est toujours autorisés. Les conditions de travail sont meilleures mais restent également à améliorées.

Certification Bio par Ecocert Greenlife 

L’huile de palme certifiée par cet organisme respecte un cahier des charges strict de méthodes de cultivation : pas de pesticides, ni d’engrais de synthèse.

Mais certification Bio ne veut pas forcément dire certification équitable. Cependant les certifications peuvent s’ajouter, si l’huile de palme respecte les différents cahiers des charges. Donc une huile peut être certifiée par Ecocert GreenLife et par un organisme de commerce équitable.

 

Il existe néanmoins des approches qui allient les deux de manière claire et cohérente :

Serendipalm

Créée en 2006, Seredipalm est à la base un projet initié par une marque américaine de cosmétiques, Dr. Bronner’s, qui cherchait une solution pour s’approvisionner en huile palme bio et en parallèle développer le commerce équitable et biologique de cette matière première.

La société s’était lancée dans une vaste campagne globale de recherche pour se procurer les composants principaux auprès de fournisseurs regroupés dans des projets d’agriculture durable et équitable, qui puissent fournir les composants de base. C’est dans ce cadre-là que le projet Serendipalm vit le jour au Ghana.

S’appuyant exclusivement sur des petits producteurs, ce projet concerne plus de 670 petits paysans, possédant des champs en moyenne de 3ha, entourés de plantations de cacao et d’agrumes. Au-delà des salaires équitables, les partenaires bénéficient de formations à l’agriculture biologique et d’une prime de commerce équitable versée à l’ensemble de la communauté, permettant de financer des travaux et installations communautaires. Sur le terrain, la filiale Serendipalm est gérée administrativement par l’équipe ghanéenne et bénéficie du soutien du groupe. Serendipalm est l’employeur local le plus important, respecté et reconnu à la fois par ses 300 employés -dont beaucoup de femmes sans qualifications particulières- et par l’ensemble de la communauté locale.

Le projet est garanti par différentes certifications bio et certifié commerce équitable « Fair For Life ».

Natural habitats 

Le groupe Natural Habitats est fournisseur d’huile de palme bio, cultivée selon les principes du commerce équitable. Les différentes plantations de petits producteurs sont basées en Equateur et au Sierra Léone. Certifications Fair For Life (commerce équitable) Ecocert et USDA organic, EU organic (bio).

A vous de faire votre choix! 

L’option du boycott peut s’avérer être un réel challenge au quotidien et peut pénaliser les initiatives exemplaires de commerce équitable et bio.

On est d’accord sur le fait que seul les projets qui garantissent à la fois des certifications bio et équitables feront avancer le débat.

 

Source : https://laveritesurlescosmetiques.com/

 

 

Emilie-flore votre esthéticienneemilie flore