Comment lutter contre la fatigue chronique

La fatigue chronique concerne en moyenne 2 millions de personnes, de nombreux cas ne sont pas diagnostiqués.

Les principaux symptômes sont:

  • Vertiges, pertes d’équilibre.
  • Fatigue intense.
  • Malaise après l’effort.
  • Migraines.
  • Courbatures et douleurs musculaires.
  • Manque de concentration.
  • Sauts d’humeur et dépression.

Les bienfaits de la thérapie par la parole et du sport

Une étude a démontré qu’une marche de 1 à 2 heures par jour associée à une thérapie par la parole pour gérer ses pensées, diminuent la fatigue chronique et les douleurs. Les capacités physiques sont augmentées. Ces bienfaits sont stables sur le long terme.

 

Trois nutriments importants pour booster l’énergie

L’American Healthcare Foundation suggère que le syndrome de fatigue chronique soit classifié comme syndrome post-viral ou post-infectieux.

De nombreux organismes infectieux sont en effet liés au SFC, bien que les données qui pourraient prouver que la maladie est provoquée par une infection persistante sont encore peu nombreuses.

En dépit de ces incertitudes, il peut être assez utile, pour soulager certains des symptômes, de soutenir une bonne synthèse de l’énergie et une bonne fonction mitochondriale grâce à l’alimentation. Souvenez-vous, les radicaux libres aux effets néfastes sont produits par un excès d’électrons.

Il est donc également important de minimiser la production excessive d’électrons dans les mitochondries, car ils génèrent des radicaux libres qui peuvent contrarier davantage encore la production d’énergie. La clé pour réduire les dommages des mitochondries est de limiter la production de radicaux libres, ce à quoi on parvient en réduisant l’apport calorique ou en pratiquant le jeûne intermittent.

Il est primordial également d’éviter de diner peu de temps avant de se coucher, car cela favorise à terme la destruction prématurée des mitochondries. J’explique un peu plus loin le mécanisme de ce phénomène. Mais penchons-nous d’abord sur trois nutriments qui peuvent être particulièrement importants pour soutenir la production d’énergie cellulaire et protéger vos mitochondries.

  • L’ubiquinol (la forme réduite de la CoQ10 ; l’un des plus puissants antioxydants liposolubles connus, qui est produit par votre propre corps)
  • Le D-ribose (l’un des principaux blocs de construction de l’ATP)
  • Le glutathion (l’un des antioxydants les plus importants de votre corps et un agent détoxifiant naturel)

Les propriétés de l’ubiquinol qui boostent l’énergie

La Coenzyme Q10 (CoQ10) est utilisée par toutes les cellules de votre corps pour produire de l’énergie, et est donc essentielle pour la santé, le niveau d’énergie, la longévité et la qualité de vie en général. Elle aide également à protéger les cellules des dommages provoqués par les radicaux libres.

L’ubiquinol est la forme réduite de la CoQ10 – la forme que votre corps utilise naturellement pour transférer les électrons libres. La recherche montre que la forme réduite est meilleure pour votre santé de nombreuses façons, principalement en raison de sa meilleure biodisponibilité si vous avez plus de 25 ans.

Si vous avez moins de 25 ans, votre corps est généralement capable de convertir la CoQ10 en sa forme réduite et la dépense supplémentaire que son achat représente n’est pas justifiée. Toutefois, si vous êtes plus âgé, votre corps a de plus en plus de mal à convertir la CoQ10 oxydée en ubiquinol.

L’une des questions que l’on se pose couramment est de savoir si une supplémentation en ubiquinol peut en affecter la production par le corps. Heureusement, plusieurs études ont montré que ce n’était pas le cas.

Même en prenant une forte quantité d’ubiquinol – de plus de 1000 milligrammes par jour sur une très longue période – la production naturelle n’est pas affectée. Et, même à très haute dose, aucun effet secondaire ni interaction avec d’autres médicaments n’ont été observés ou rapportés, il semble donc être tout à fait sûr.

Bien que ce soit un antioxydant liposoluble, ce qui devrait en principe le rendre plus difficile à absorber, l’ubiquinol est particulier car son taux d’absorption semble basé sur les besoins métaboliques de votre corps – ce qui est une excellente chose. Cela signifie que si vous êtes en bonne santé, vous en absorbez moins, et si vous êtes malade, ou souffrez de maladie chronique, votre corps en absorbe plus. Son taux d’absorption s’adapte automatiquement, il est donc très difficile d’en prendre trop.

Ceci étant dit, puisqu’il est liposoluble, il vaut mieux le prendre avec un repas – ou au moins avec une matière grasse comme de l’huile d’olive ou de l’huile de noix de coco, pour en assurer une biodisponibilité et une absorption optimales. Ces facteurs – ses bienfaits considérables pour la santé amplement démontrés, ainsi que son innocuité – font de la supplémentation en ubiquinol une évidence lorsque vous souffrez de fatigue.

Clairement, l’alimentation et l’activité physique sont des éléments essentiels d’une bonne santé, mais il existe des preuves flagrantes indiquant que l’ubiquinol peut grandement contribuer à optimiser votre niveau d’énergie. J’ai été tellement convaincu par les récentes recherches sur l’ubiquinol que j’ai doublé ma dose à 200mg par jour.

Le D-Ribose aide les cellules appauvries en énergie à se rétablir

L’adénosine triphosphate (ATP) est un coenzyme utilisé pour transporter l’énergie vers toutes les cellules du corps. Il est composé de trois groupes chimiques principaux, dont le D-ribose, un sucre à cinq atomes de carbone.

En tant que composant structurel ou bloc de construction de l’ATP, le D-ribose est impliqué dans la synthèse de l’énergie dans vos cellules, et une recherche des années 1970 avait découvert que donner aux patients un supplément de D-Ribose avant, ou immédiatement après une ischémie cardiaque (une obstruction au niveau des artères du cœur réduit le flux sanguin, l’empêchant de recevoir suffisamment d’oxygène), permettait au cœur de retrouver son niveau d’énergie normal.

Lorsque vous prenez un supplément de D-ribose, la majeure partie – environ 97% – est absorbée par votre sang et est rapidement distribuée dans les différents tissus de votre corps. Une fois qu’il est dans les cellules, votre corps utilise le D-ribose pour synthétiser et restaurer leur niveau d’énergie. Quant au dosage, la recherche suggère que la moindre quantité de D-ribose peut aider les cellules appauvries en énergie à se rétablir – même un supplément de 500 milligrammes (mg) peut être bénéfique.

Toutefois, si vous souffrez de fatigue chronique ou d’autres problèmes de santé, il vous en faut sans doute une dose plus importante. Le dosage standard recommandé est de 3 à 5 grammes par jour. Bien que biochimiquement, il s’agisse d’un sucre, il n’est pas utilisé comme carburant comme les autres sucres mais plutôt utilisé pour l’élaboration de l’ATP et d’une partie de l’ADN et du RNA.

Le rôle du glutathion dans le syndrome de fatigue chronique

L’American Healthcare Foundation présente un résumé utile des avantages du glutathion dans le traitement du syndrome de fatigue chronique. Son principal intérêt est sa capacité à favoriser le bon fonctionnement du système immunitaire.

Et, bien que cela n’ait rien à voir en soit avec la production d’énergie dans les cellules, il aide à éliminer les toxines qui peuvent perturber la synthèse de l’énergie cellulaire. Son pouvoir antioxydant contribue également à prévenir ou à réduire la réponse douloureuse.

Vous trouverez une autre explication intéressante sur le rôle du glutathion dans la fatigue chronique sur le site Internet Phoenix Rising, un groupe de support en ligne pour les personnes atteintes de SFC. L’article a été écrit par Rich Van Konynenburg, PhD, un physicien (il n’était pas médecin) qui s’est personnellement intéressé au SFC et a passé 15 ans à étudier cette maladie avant de décéder en 2012.

En 2004, il avait évoqué un modèle biochimique d’appauvrissement en glutathion provoqué par le stress, comme cause de fatigue chronique. Quelques années plus tard, il proposa une hypothèse affinée, le blocage de cycle méthylation-appauvrissement en glutathion, dont il pensait qu’il était responsable de la pathogénèse du SFC. Bien que cette information ne soit que spéculative, de nombreuses personnes souffrant du SFC en ont tiré des bénéfices, je vous la présente donc pour votre information.

Comment augmenter votre taux de glutathion

Le glutathion est mal absorbé, la meilleure solution n’est donc pas d’en prendre par voie orale, mais d’utiliser ses précurseurs. Une bonne alternative est de prendre une protéine de lactosérum, de haute qualité, faite à partir de lait cru bio, sans édulcorants. Les aliments riches en souffre et/ou en sélénium favorisent également la production de glutathion par votre organisme. En voici des exemples :

  • Les légumes crucifères (brocoli, chou-fleur, choux de Bruxelles, choux vert et choux frisé)
  • Les produits d’origine animale (œufs, produits laitiers et abats pour le souffre / porc, bœuf, agneau, poulet et dinde pour le sélénium)
  • Certaines plantes, comme le chardon-marie, la cardamone, la cannelle, et le curcuma.
  • Les noix du Brésil et les graines de tournesol

En quoi le jeûne intermittent peut être utile en cas de douleur et de fatigue

Certains d’entre vous peuvent hésiter à l’idée de restreindre l’apport calorique pour traiter la fatigue chronique, mais il existe pourtant des preuves irréfutables qui indiquent que cela peut jouer un rôle important dans la correction de la fonction mitochondriale.

Comme souligné plus haut, lorsqu’une quantité excessive d’électrons sont produits dans les mitochondries, ils créent des radicaux libres hautement destructeurs. La meilleure façon de gérer cela est d’empêcher la production excessive d’électrons libres, car s’ils sont moins nombreux, ils sont moins susceptibles de s’échapper.

Comment réduire le nombre d’électrons libres ?

L’une des façons les plus efficaces pour y parvenir est de réduire ses apports caloriques, et c’est en fait la seule méthode dont il est prouvé qu’elle augmente la durée de vie des mammifères. L’inconvénient est que la restriction calorique est très difficile à maintenir sur une période prolongée.

Heureusement, la recherche a montré que le jeûne intermittent reproduit efficacement les effets de la restriction calorique, et est bien plus facile à respecter, en particulier si vous le pratiquez quotidiennement en restreignant vos repas à une fenêtre d’environ six à huit heures, et que vous prenez votre dernier repas au moins trois heures avant de vous coucher. Idéalement, prévoyez même six heures entre votre dernier repas et l’heure à laquelle vous vous couchez.

L’intérêt d’éviter de dîner tard le soir

l’intérêt d’éviter de diner tard le soir est directement lié à la façon dont votre organisme produit de l’énergie, que je vais vous expliquer en détail. Vos mitochondries sont chargées de « brûler » le carburant que votre organisme consomme et de le convertir en énergie utile.

Ces minuscules dérivés de bactéries vivent à l’intérieur de vos cellules et sont optimisés pour créer de l’énergie à partir des aliments que vous consommez et de l’oxygène que vous respirez. Vos cellules contiennent entre 100 et 100.000 mitochondries. Vos mitochondries possèdent une série de chaines de transport d’électrons dans lesquelles elles combinent les électrons provenant de la forme réduite des aliments que vous consommez, à l’oxygène de l’air que vous respirez, pour en faire de l’eau.

Ce processus fait passer les protons au travers de la membrane mitochondriale, ce qui recharge les ATP (adénosine triphosphate) en ADP (adénosine diphosphate). L’ATP transporte l’énergie à travers tout votre corps.

L’un des principaux effets secondaires de ce transfert d’électrons et que certains s’échappent de la chaine de transport d’électrons pour réagir avec l’oxygène pour former le radical superoxyde. L’anion superoxyde, produit de la réduction de l’oxygène à un électron, est le précurseur de la plupart des espèces réactives de l’oxygène et un médiateur des réactions en chaine oxydatives. Ces radicaux libres oxygénés attaquent les lipides de vos membranes cellulaires, les récepteurs de protéines, les enzymes et l’ADN qui peut tuer vos mitochondries prématurément.

Certains radicaux libres sont utiles et même nécessaires à votre corps pour réguler la fonction cellulaire, mais les problèmes surviennent lorsque vous produisez une quantité excessive de radicaux libres. Malheureusement c’est le cas d’une majorité de la population et la raison du développement de la plupart des maladies, y compris des cancers. Il existe deux solutions possibles à ce problème :

  1. Augmentez vos antioxydants, ou
  2. Réduisez la production de radicaux libres par les mitochondries

Je pense que l’une des meilleures méthodes pour réduire la production mitochondriale de radicaux libres est de limiter la quantité de carburant que vous fournissez à votre corps lorsqu’il en a le moins besoin, c’est à dire lorsque vous dormez. Si vous nourrissez votre corps peu de temps avant de dormir, vous avez une grande quantité de carburant dont votre corps n’a simplement aucun besoin, ce qui entraine l’augmentation de la production d’une énergie inutile, entrainant à son tour une fuite d’électrons.

Ces électrons se combinent ensuite à l’oxygène pour former des radicaux libres, ce qui endommage votre ADN, augmentant radicalement votre risque de maladie grave.

Le traitement de la fatigue chronique nécessite une approche sur plusieurs fronts

  • Avoir une activité physique en fonction de vos possibilités, avec le but d’augmenter progressivement votre capacité. La recherche montre qu’une combinaison d’activité aérobie et d’entrainement musculaire peut atténuer la douleur et les symptômes de la fatigue. Des exercices doux comme le yoga peuvent aussi avantageusement faire partie de votre programme d’entraînement – et le yoga est aussi bon pour l’esprit que pour le corps.
  • Une supplémentation en nutriments importants pour la synthèse de l’énergie cellulaire, tels que l’ubiquinol et le D-ribose.
  • Consommer des aliments riches en précurseurs de glutathion, et des aliments riches en soufre et/ou en sélénium pour favoriser la production de glutathion. Faire également un effort conscient pour éviter les expositions aux substances toxiques.
  • Pratiquer le jeûne intermittent, en veillant à ce que votre dernier repas soit pris trois à six heures avant de vous coucher.
  • Gérer votre mental. En complément de la thérapie par la parole, je vous conseille d’essayer les techniques de libération émotionnelle (EFT), pour aider à normaliser vos circuits énergétiques. Les événements émotionnellement traumatisants peuvent provoquer des « blocages d’énergie » qui persistent de nombreuses années, interférant avec votre santé globale, y compris votre fonction immunitaire. De nombreuses techniques peuvent être utilisées, mais l’EFT est ma favorite, et elle est facile à apprendre et à appliquer.

 

(Extrait du DR Mercola)

 

Corinne, votre naturopathe